Comme un parfum de chocolat...

Un soupçcon de délicatesse, un brin de désinvolture et une bonne dose de complications...ahhh, les filles!

25 juin 2008

JUSTE UNE QUESTION DE SOUPLESSE

Ce jour de ma deuxième année de collège restera gravé dans ma mémoire. Ce jour où, le prof de sport a fini son cours par quelques étirements.

Position tailleur, pieds joints, je luttais de toutes mes forces pour abaisser mes genoux au plus prés du sol, histoire que mes copines arrêtent d’être pliées de rire face à mon anti-souplesse déjà légendaire. Puis, sans prévenir, le prof (que je maudis encore pour cette torture qu’il m’a infligé) a surgi de nulle part et a appuyé de tout son poids sur mes genoux.

Après toutes ces années, je ressens encore cette impression de déchirement musculaire à l’intérieur des cuisses et j’entends encore mon hurlement de douleur qui avait retenti dans tout le gymnase.

Ca a du être l’unique fois de ma scolarité –presque- exemplaire où je me suis permise d’insulter un prof qui de surcroit j’appréciais avant ce fâcheux incident. Le pauvre ne s’en est même pas formalisé, certainement effrayé à l’idée d’avoir pu blesser l’une de ses élèves.

Point de blessure, juste un traumatisme.

Aujourd’hui, le traumatisme ressurgit, mais sans aucune forme de douleur physique.

Allez savoir pourquoi, chacune de mes séances de sport se finissent inéluctablement par une série d’étirements. Autant, je m’éclate dans les chorégraphies, autant je voudrais fuir les dernières 10 minutes, loin de toutes ces filles bénies du Dieu de la souplesse.

IMAGINEZ…               

« Asseyez-vous, jambes écartées »

Déjà là, ca coince. Mes cuisses refusent obstinément se séparer l’une de l’autre à une distance acceptable et, mon dos, quant à lui, prends ses grands airs d’arc vouté dans sa lutte pour ne pas retomber lourdement sur le sol.

« Et maintenant, prenez vos pieds ! »

D’un seul mouvement, toutes les filles s’exécutent et se plient gracieusement en deux.

Et moi, je ne bouge pas d’un iota. Ce n’est pas que je ne veux pas, mais ma vieille carcasse semble incapable d’effectuer cette prouesse. Non, je reste là, assise, dos vouté, à surplomber tout le monde d’une tête, et le prof a tout le loisir d’apprécier mes charmantes grimaces .

« Celles qui n’y parviennent pas peuvent se saisir de leur mollets »

Quelle délicate attention mais heu…les cuisses, on a le droit aussi ???

Je compte les longues secondes avant que le prof ne nous libère par un « Redressez-vous »

C’est sur, ca ne change pas grand-chose à ma condition, vu que je n’ai toujours pas bougé à la position initiale, mais au moins, je ne suis plus la seule à avoir la tête levée.

Ces grands moments de solitude se répètent donc 2 à 3 fois par semaine.

DUR, DUR.

Et les gens qui m’encouragent « la souplesse, ca se travaille » me font doucement rire. Je devrais leur présenter Anna qui elle, sans jamais avoir planché sur le sujet, te fais un grand écart, juste comme ca, l’air de rien.

Sur ce coup là, je ne te dis pas merci Dame Nature !

Posté par nuagechocolat à 19:01 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je te comprends bien, moi non plus je ne suis pas du tout souple, à croire que nous sommes fait d'une autre matière, plus rigide, que les autres^^
Le mieux reste... de ne pas faire de sport :)
Bisous!

Posté par Coralie, 26 juin 2008 à 01:25

Oh non, je suis déjà pas souple, je vais pas renoncer à mes -pseudos- muscles. Je pensais plutot fuir le cours avant la fin et rater (oh, mince!)les étirements, au diables les courbatures!!!

Posté par nuage, 26 juin 2008 à 23:43

Allez courage :)
Bises

Posté par Nhan_hien, 01 juillet 2008 à 14:25

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